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Charges en azote

Les apports accrus d’azote, d’origine anthropique, constituent une charge très importante pour la forêt en Suisse. Ces apports atmosphériques de composés azotés ont pratiquement triplés depuis les années 1950 et dépassent nettement, par endroits, un apport de 30 kg N par hectare et par an. Les forêts supportent cependant, sans effets negatifs sur le long terme, seulement 10-20 kg d’azote par hectare et par an (Critical Load).

GüllendruckfassStickstoffdeposition in der Schweiz
   A gauche : deux tiers des apports d’azote atmosphériques proviennent de l’agriculture.
   A droite : Dépôt d'azote modélisé 2015 pour les écosystèmes forestièrs.

Le lessivage des nitrates dans les nappes phréatiques constitue un indicateur de saturation en azote d’un écosystème. Les écosystèmes forestiers sont considérés comme saturés en azote quand plus de 4-5 kg d’azote sur le Plateau, respectivement plus de 1-2 kg d’azote par hectare et par an en montagne sortent de l’écosystème par lessivage. Sur des surfaces du Plateau, on mesure des charges en azote entre 11 et 33 kg, dans les Préalpes entre 7 et 25 kg et même 54 kg au Tessin du Sud par hectare et par an. Cela signifie que dans 58% des 40 surfaces IAP, dans lesquelles la solution du sol est mesurée, la teneur en azote des lixiviats dépasse la valeur limite de lessivage.

BC/Al-Verhältnis
   Un lysimètre pour la collecte de l’eau servant à
   l’analyse du lessivage des nitrates.

L’azote favorise l’accroissement des arbres. Toutefois, la partie aérienne des arbres est plus favorisée que le système racinaire, ce qui inhibe l’absorption des éléments nutritifs et de l’eau. De plus, l’augmentation d’accroissement n’est pas linéaire par rapport aux apports d’azote. L’accroissement diminue même quand les apports d’azote dépassent une valeur de 25-30 kg N par hectare et par an. Les raisons en sont des déséquilibres d’éléments nutritifs par l’azote. Ceux-ci sont probablement provoqués par l’effet de l’azote sur la mycorhization. Dans l’expérimentation, le phosphore et, suivant les caractéristiques du sol, le potassium et le magnésium aussi diminuent dans le feuillage avec l’augmentation d’apport d’engrais azoté. Un rapport entre charge en azote et une mortalité augmentée a aussi été constaté pour l’épicéa : lors de sécheresse, beaucoup plus d’épicéas meurent quand les charges en azote sont plus élevées, les arbres sont plus exposés aux attaques de bostryches.
L’institut IAP est impliqué dans les procédures d’estimation de l’UNECE et a cosigné un document de base pour l’appréciation d’apports critiques.